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21/04/2010

Tendance

 

Homme de dos.JPGSpéciale dédicace à Sonia


Pour une fois, je suis "tendance",  "à la mode", à la pointe de la pointe de la "branchitude", je peux me comparer à Demi Moore ou à Madonna (oui, oui,  moi !) ... car ...
Je suis une "cougar" (là, ça le fait carrément !...), j'ai à mon bras le "it boy " du moment, mon "toy boy" à moi :

l'Homme !


Bon, en fait, je ne suis jamais partie à la chasse, je ne flashe pas sur tout ce qui a moins de 25 ans, je suis d'un naturel fidèle !

Et je ne vais pas étaler ici ma vie d'aujourd'hui, ni ma vie d'avant (pour résumer, je n'étais pas trop bien dans mes mocassins ... je suis super à l'aise dans mes escarpins ! )


La vie nous réserve parfois de chouettes surprises, et l'Homme en était une.
Je n'ai aucun souvenir de la première fois que je l'ai vu, lors d'un séjour d'été de notre chorale. J'étais plutôt copine avec Belle Maman, qui avait, elle, craqué pour P'tit Mec N°3 (petit blond aux yeux bleus de presque 3 ans à l'époque).

Au fil des dimanches de répétition à chanter l'un en face de l'autre et des repas pris en commun, une certaine complicité est née, s'est épanouie, a évolué.

L'Homme est timide et moi j'avais le double de son age ... le jeu de cache-cache des sentiments aurait pu durer longtemps...

Et puis un soir, en Bretagne, toujours lors d'un séjour d'été avec la chorale, je me suis jetée à l'eau (au pire, je me prenais une épuisette un râteau !) : nous étions allés nous balader tous les deux, il était juste un peu après minuit, nous venions de basculer du 16 au 17 juillet, jour de son anniversaire.
Je lui ai demandé si je pouvais lui faire une bise pour cette occasion et ... voilà !

6 ans après, nous sommes toujours ensemble. Nous avons construit notre vie petit à petit, étape par étape, pour ne pas brusquer mes 3 premiers P'tits Mecs. Nous avons mis en route P'tit Mec N°4 après un peu de réflexion, mais pas trop. Nous avons trouvé un équilibre de « famille recomposée » qui nous va bien.

La différence d'age ? Au quotidien, nous ne la voyons pas. J'ai plus vécu que l'Homme, c'est clair. Je fais plus vieille que lui (même si je ne « fais pas mon âge » ... lui ne fait pas non plus le sien !) c'est sûr. Nous avons plein d'anecdotes amusantes (pour nous) à ce propos d'ailleurs. Notre entourage a plutôt bien pris la chose, nous n'avons jamais eu de réflexions méchantes ou désagréables (nous n'entendons pas ce qui se dit peut être dans notre dos !).


Alors, Toy Boy, Cougar ?
Non, un homme et une femme* !

Chabadabada .....** !

 

Avec l'aimable autorisation de l'Homme qui a, pour une fois, lu ce billet avant que je le publie !

* Un Homme et Une Femme (film de Claude Leclouch 1966 avec Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant)

** Chabadabada   (j'adore) et !

crédit Moi

 

14/04/2010

Arsenic et vieilles dentelles

SG passionnata.jpgEn fait, ce billet ne parlera pas d'arsenic même si je suis fan des polars d'Agatha et de ses copines « les reines du crime » anglaises (Anne, Ellis, Elizabeth et Phillys Dorothy pour ne citer que mes préférées) ; par contre, il sera bien question de dentelles .... de mes dentelles (pas vieilles !).

Il y a bientôt 2 ans, comme s'ils n'attendaient que la deuxième barre bleue sur le test de grossesse pour se manifester, mes seins se sont soudain mis à déborder de mes dentelles ...

Depuis belle lurette, je ne rentrais plus dans le 85B mesuré par ma maman. Quelle était vraiment ma taille ? Je ne le savais pas trop. Ce que je savais, c'est que je n'étais jamais bien à l'aise dans mon soutien gorge [que nous appellerons désormais SG pour éviter des erreurs d'accord du pluriel dans les noms composés ; je suis à la fois snob de l'orthographe et nulle en accord des noms composés, il faut donc ruser ! Fermer la parenthèse] .

Alors un jour, j'ai pris mon courage à deux mains et je suis entrée dans l'un des 6 magasins de lingerie de notre charmante petite ville. A la vendeuse qui me demandait ma taille, j'ai répondu « 95C » . Elle m'a alors regardée (moi : veste polaire + pull informe + tee shirt ; elle : regard laser) et a répondu : « Non, vous c'est 90D. »

90 je veux bien, mais D, z'êtes sûre ???

Il faut essayer, essayons.

Il faut bien avouer qu'elle avait raison. 90D donc ...

Je suis ressortie de la boutique avec, enfin, des dentelles (violettes avec un peu d'orange ...) qui m'allaient parfaitement. Au bout d'une semaine, j'ai racheté deux autres SG en 90D, et viré ceux d'avant.
Mon décolleté et moi vivions très heureux, jusqu'au jour où .... tout s'est donc mis à déborder !

Il faut investir .... j'achète donc à La Redoute, 2 SG d'allaitement lambda (blanc avec un « trou » et un rabat, qui baille bien évidemment ...) : je ne fréquente pas encore la blogosphère, ses blogs et ses bons plans ... Mais c'est chose faite un mois après la naissance de P'tit Mec N°4 où je découvre mamaNana. Mes SG blancs (portés depuis 10 mois) me dépriment, j'investis à nouveau dans une brassière et un joli SG d'allaitement (et dans quelques autres petites choses sympas !!)

P'tit Mec N°4 a maintenant 15 mois. Il tète encore le matin et le soir (et la nuit ... un peu ...) mais plus du tout dans la journée (sauf très très grosse fatigue ou très très gros chagrin). Mes seins ont retrouvé leur taille ordinaire, le SG d'allaitement est trop grand.

Ce matin, je tente. Je ressors mes dentelles, je les essaye, ça rentre !!

Génial, il y a plein de jolis modèles dans la boutique de lingerie !!

 

Arsenic et vieilles dentelles, voir ici.
Crédit : Passionata

 

07/04/2010

Antonia

Antonia 1923.jpgAntonia, ma grand mère, aurait eu 96 ans le 5 avril.
Il paraît que je lui ressemble pour beaucoup de choses !

J'ai déjà raconté qu'elle m'a appris à tricoter ; elle m'a donné le goût de la lecture aussi. Pas vraiment à travers les classiques de la littérature, non ... mais avec ses lectures préférées de quand elle était jeune, la série des « Brigitte » de Berthe Bernage notamment. Elle achetait chaque semaine les « Veillées des chaumières », qu'elle m'envoyait ensuite par la poste. Quand je passais mes vacances chez elle, nous choisissions un livre que nous lisions en parallèle, en notant sur un cahier nos impressions (et elle corrigeait mes fautes d'orthographe !). Nous allions nous promener, elle me racontait sa vie d'enfant, de jeune femme. Elle habitait depuis toujours dans cette petite ville, dans le même appartement. Je regrette maintenant de n'avoir pas écouté avec plus d'attention, il ne me reste pas beaucoup de souvenirs de ses récits.

Du plus loin que je me rappelle, elle m'a toujours appelée « ma fille » ... Après ses trois garçons, j'ai probablement remplacé la fille qu'elle n'avait pas eu.
Je l'appelais régulièrement, j'allais la voir souvent quand j'habitais encore à Lyon.

Et puis je me suis mariée, j'ai déménagé loin, j'ai eu des enfants, je l'ai moins vue ...
Mais je n'oubliais jamais de l'appeler à certaines dates importantes pour elle (j'y pensais en me levant, je pouvais téléphoner tout de suite, elle était réveillée de toute façon ; j'y pense toujours d'ailleurs !).

Comme elle, je me suis longtemps habillée de travers (« tu es boutonnée comme ta grand mère » me disait-on souvent !) ; comme elle, je n'ai que des garçons ; comme elle, je suis myope ; comme elle, ... Je peux remplir des pages tant ma vie ressemble à la sienne.

Elle est partie, un dimanche de janvier, il y a 5 ans.
Depuis, ma vie a beaucoup changée, comme si un « charme » avait été rompu ...

Elle me manque, souvent ...

 

Les "Brigitte" sont là, dans ma bibliothèque (je viens de découvrir, en cherchant le lien, que deux ou trois nouveaux volumes sont sortis) ; j'ai feuilleté le dernier numéro des Veillées des Chaumières à la Maison de la Presse .... comment dire ... ;-) !

Antonia, à 9 ans, en 1923, la photo est accrochée au dessus de mon bureau.

 

24/03/2010

La perle

Vermeer jeune fille à la perle.jpgJ'aime beaucoup les colliers, les sautoirs, les bijoux en tout genre.
Je n'en porte finalement que très peu au quotidien : une chaine en or discrète autour du cou, un bracelet en argent, la bague offerte par l'Homme au début de notre histoire.

A Noël 2006, l'Homme m'a aussi offert des pendants d'oreille, une toute petite bille en or, une petite perle, au bout de deux très fines chainettes. Depuis ce jour, je ne les ai pas enlevées plus d'une poignée de secondes (le temps de remettre celle qui avait été « arrachée » par un pull, une écharpe ou un P'tit Mec).

Il y a une quinzaine de jours, en marchant dans le salon, j'ai entendu un « pling » ... je n'ai rien remarqué par terre et j'ai oublié ... jusqu'au soir : dans le miroir, j'ai vu qu'il manquait la perle de la boucle droite ... j'ai vite enlevé les deux, me rendant compte que la deuxième perle était décollée aussi.

Direction la bijouterie ; remplacement des deux perles.
La dame de la bijouterie m'explique qu'il ne faut pas garder les pendants sous la douche, ni pour se laver les cheveux ; pas d'eau, donc ...

Samedi matin. Je prends ma douche ; j'ai enlevé les pendants avant, je les remets après. J'ai un peu de mal, à droite. Je suis contente, j'aime bien les sentir bouger contre ma peau.

La journée se déroule sans encombre jusqu'au soir où j'entends à nouveau « pling » : je retrouve le fermoir, la boucle à disparu. Impossible de me rappeler la dernière fois que je l'ai vue ; je n'ai pas le souvenir de l'avoir accrochée.

Je retourne la maison, l'Homme vérifie le siphon du lavabo ; nous vérifions la voiture et même la place de parking du supermarché où nous avons fait les courses.

J'invoque Saint Antoine de Padoue (objets perdus en tout genre), Sainte Rita (les causes perdues) et ma grand mère qui les « fréquentait » beaucoup de son vivant (elle a brûlé un cierge à Sainte Rita quand j'ai passé mon bac ... je l'ai eu !)

Pour le moment, je n'ai pas retrouvé le pendant perdu ...Et je suis très malheureuse.

 

Illustration : Johannes Vermeer, "La jeune fille à la perle", vers 1665, huile sur toile, Mauritshuis de La Haye, trouvée  ici. J'aime beaucoup !
J'ai beaucoup aimé le roman de Tracy Chevalier inspiré par ce tableau et qui s'appelle aussi "La jeune fille à la perle " (je n'ai pas vu le film) ; du même auteur, j'ai aussi beaucoup apprécié "La dame à la Licorne" inspiré par la tapisserie du même nom.