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02/02/2019

Chaudière

Hier matin, après avoir pris ma douche (Grand Mec N°1 l'avait prise aussi), j'ai voulu mettre en route la machine de linge du jour.
Et là, en entrant dans la buanderie, j'ai tout de suite vu l'eau par terre sous la chaudière ...

Grosse panique, ça fuyait vraiment beaucoup.

Coup de fil à l'Homme, qui n'était pas dans le secteur proche, pour l'avertir et voir ce qu'il fallait faire (en mode pas du tout énervée, pas du tout … mes plates excuses).
Mettre la chaudière à l'arrêt. Ça coule toujours …
Couper l'eau. Il n'y a pas de vanne qui coupe juste l'eau de la chaudière, il faut couper l'alimentation générale. Je n'y arrive pas, c'est trop dur. Coup de fil à mon père qui saute dans sa voiture. Je m'escrime sur la vanne et j'arrive à couper l'eau.
Mon père arrive, la chaudière tourne toujours, il me suggère de lui couper le courant, je n'y avait pas pensé.
Tout s'arrête, ça ne coule plus.

1er février. Eau coupée, chauffage arrêté. Cool.

Je téléphone à la société de dépannage qui m'envoie quelqu'un vers 16h00 (ouf … nous sommes vendredi, ça ne semblait pas évident, mais j'étais à moitié en larmes, donc merci à eux … ).

Il reste de l'eau dans la bouilloire, je me fais un café (c'est de la Ricoré, en fait) et je m'assois avec la tasse chaude entre les mains, histoire de remettre mes neurones dans le bon sens.

J'ouvre l'eau en vitesse pour faire des réserves (la grande cocotte minute en inox, la bouilloire, une casserole), et de remplir les chasses d'eau (ben oui … je mets d'ailleurs des petits mots dessus pour demander de ne s'en servir que si c'est vraiment nécessaire)

Le technicien sympa arrive un peu plus tôt que prévu (il y en a d'autres qui le sont moins ; lui, il explique super bien).
En résumé, la pression dans la chaudière est montée au dessus de 3 bars et donc, un genre de soupape a laissé partir l'eau. Si la chaudière est montée en pression, c'est à cause d'un souci du côté du ballon d'eau chaude, à priori le serpentin où circule l'eau qui est percé, et du coup ça pompe en continu et ça fait monter la pression dans la chaudière … Et ça recommence. (je n'ai peut être pas tout compris)
Il faudrait donc changer le ballon.
Mais comme le ballon et la chaudière ont 15 ans, ça serait mieux de changer le tout pour une chaudière neuve, avec ballon intégré, plus économique, toussa. En plus en ce moment il y a des aides, et à priori nous serions éligibles ...

Bien. C'est tout à fait le moment.

Le technicien transmet tout lundi matin aux commerciaux. Nous devrions avoir un devis assez rapidement. Pour les aides, il faudra faire un dossier à transmettre je ne sais où. Il faut compter 1 mois pour avoir une nouvelle chaudière.
Super.

Donc en ce moment :
L'eau est coupée. La chaudière tourne. Nous avons donc du chauffage.
Pour faire tourner les machines (linge, lave vaisselle), il faut à priori couper la chaudière au tableau électrique pour qu'elle ne pompe plus, et qu'on puisse ouvrir l'eau. Il n'y aura plus de chauffage un petit moment. On va tester.
Edit : ça ne fonctionne pas, donc vaisselle à la main et lessives ailleurs … 
Pour les toilettes, on tire les chasses de temps en temps quand c'est vraiment nécessaire et on ouvre l'eau rapidement pour les remplir. La pression ne monte pas trop.
Il y a une réserve d'eau dans la grande cocotte et dans la bouilloire, et aussi dans une grande cruche à la salle de bain pour les besoins courants. On recharge rapidement quand c'est vide.
Quand la pression est trop haute, il faut purger le circuit le temps que ça redescende. (l'Homme a décidé d'utiliser le radiateur sèche serviette de la salle de bain, l'eau coulera directement vers la douche qui est en face, ça évitera d'en mettre partout).

Le souci va être de prendre une douche puisqu'il faut à la fois l'eau ouverte et la chaudière en route. Il va falloir purger avant, purger après, et trouver un truc pour que l'eau qui va fuir le fasse dans un seau plutôt que par terre et le long du mur …
Il va y avoir moins de douche, je pense …  ;-)  (les Mecs vont apprécier)
Lavabo + gant de toilette + eau chauffée à la bouilloire pour tout le monde !

En attendant, tout ça va nous permettre de réfléchir à notre consommation d'eau et à la manière de l'utiliser (restons positifs …, en vrai c'est quand même $µ%*@&, c'est tellement facile d'ouvrir un robinet) !

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chaudière au fond, ballon à gauche, seau, serpillère ...

photo moi

30/01/2019

Céleri rave en frites au four

Dans notre panier de l'Amap, il y a souvent une grosse boule de céleri rave.
J'ai cherché sur le Net une recette pour changer de la purée ou du céleri rémoulade, et j'ai trouvé l'idée des frites de céleri au four avec du cumin (où, par contre, je ne sais plus, désolée … quand les recettes ne sont pas compliquées, je les griffonne sur un bout de papier, et j'oublie régulièrement de noter sur quel site je les ai trouvées).
 

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Quand je m'essaye à la photo culinaire … ;-)

Il faut :
une boule de céleri rave épluchée et coupée en frites pas trop épaisses
.
4 cuillères à soupe d'huile (ma "4 huiles" habituelle, je crois qu'on peut aussi utiliser de l'huile d'olive) 
1 cuillère à soupe de cumin en grain (j'en mets un peu plus, j'adore ça)
1 pincée de muscade (achetée en noix et râpée au dernier moment avec la râpe à gingembre trouvée il y a fort longtemps chez le Suédois)
du sel et du poivre

Je mets les frites de céleri, l'huile, le cumin, la muscade, le sel et le poivre dans un T*pp avec le couvercle. Je secoue pour bien mélanger.
Je verse les frites sur une plaque (en une seule couche c'est mieux) et je mets au four, 40 minutes à 180°.

A midi, les frites ont accompagné les œufs mollets et la salade de mâche, c'était très bon. S'il en reste, ça se réchauffe très bien au four le lendemain !

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C'est moelleux et trop bon !

photos moi

26/01/2019

Histoire

Il y a fort fort longtemps, mon bac, réussi de justesse au rattrapage, ne m'a pas permis de continuer dans la voie que j'avais choisie (ouf que, on va dire rétrospectivement).
Pour ne pas rester sans rien faire, en attendant de trouver comment rebondir, je me suis inscrite en fac d'histoire (c'était facile à l'époque, il suffisait de retirer un dossier, de le remplir, et de faire la queue pour le rendre).

Pourquoi l'histoire ? Parce que j'ai toujours aimé les histoires de rois et de reines, de France et d'ailleurs. En 4e, avec quelques copines, je m'amusais à mettre en scène le cours d'histoire, pendant la récréation. La prof, amusée, nous laissait 5 minutes en début de cours pour faire le "résumé des épisodes précédents". J'ai le souvenir de gros fous rires ;-). Dans la filière choisie au lycée, il n'y avait plus d'histoire-géo après la 2nd (et pas de philo en terminale non plus), le prof essayait désespérément d'intéresser les élèves (il y arrivait parfois), et nous discutions souvent. C'est à lui que je dois ma première lecture "sérieuse" en histoire et sur le Moyen Age: Le chevalier, la femme et le prêtre de Georges Duby.

Première année de fac d'histoire et énormes découvertes : mes lacunes en histoire contemporaine, l'intérêt de l'histoire politique, ma passion pour le Moyen-Age, pour l'histoire des religions …
Suivront une Licence et l'équivalent d'un M1.

L'histoire c'est chouette, mais il faut des sous pour vivre.
Agreg, Capes et concours de l'Ecole Normale d'Instits pour assurer les arrières (ouf que, encore une fois).
On referme les livres d'histoire et on ouvre les bouquins de pédagogie.
Je bifurque à nouveau.

Presque 30 ans plus tard, je suis là devant mon ordi à écrire ce billet.
Je "déteste" les manuels de pédagogie, je "déteste" le jargon (je ne retiens toujours pas la signification de certains mots, bref …), même si je m'intéresse beaucoup à l'éducation des enfants, à leur évolution, à la manière d'enseigner de façon respectueuse (je ne dis plus jamais "bienveillante", tellement ce mot a été vidé de toute signification).
J'ai l'impression de m'être perdue, un peu.

 

La semaine dernière, Janine Garrisson, spécialiste de l'histoire des religions, est morte. C'est l'auteure d'un ouvrage important L'Edit de Nantes et sa révocation, histoire d'une intolérance que j'avais dévoré à l'époque.
J'ai cherché l'ouvrage dans ma bibliothèque, je me suis calée dans mon fauteuil, j'ai commencé à lire, et … heureusement qu'il y a l'alarme de mon tel qui me rappelle qu'il faut chercher P'tit Mec N°4 à l'école !

Avec l'Homme nous regardons beaucoup de documentaires sur l'histoire (d'ailleurs à ce propos, la série La guerre des trônes, sur France 5, présentée par Bruno Solo, qui raconte la guerre de Cent Ans dans la première saison, puis les premières guerres de religion dans la deuxième est vraiment très intéressante), nous sommes abonnés à la revue du même nom, mon Twitter est plein de comptes de médiévistes, je regarde des vidéos, je lis des articles … 

L'histoire me manque, en fait … 

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photo moi

 

23/01/2019

Double

On va rester dans la BD avec un album repéré sur le blog Pensées by Caro il y a quelques temps : Moi en double.

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4e de couverture :
Peut-on bâtir son identité sur 127 kg de mensonges ? Faire croire que l'on s'aime fort comme on est, même si on est « hors norme ». Crier haut et fort qu'on est heureuse, que tout va bien dans le meilleur des mondes et qu'on a aucune fêlure.
C'est très pratique d'avoir un double, d'ailleurs, un jour, on peut même décider de se retourner contre lui et de tout lui mettre sur le dos. Mais comment le tuer sans se tuer soi-même ?

 

J'ai beaucoup aimé cette BD. Pour la forme d'abord, toute en noir et blanc, et rouge, au trait rapide. Pour l'histoire surtout : à une époque de sa vie, Navie était en obésité morbide ; dans cet album elle raconte sa souffrance quotidienne, sa lutte pour perdre du poids, apprendre à s'accepter et vaincre sa dépendance à la nourriture.

Ceux qui me connaissent vraiment bien savent que la nourriture et moi, c'est compliqué.
Dans le petit texte de la 2e de couverture, il est écrit à un endroit : " …/… si tu as déjà mangé pour aller mieux …/… Ce livre est pour toi. Le poids en trop concerne tout  le monde, qu'il soit sur le ventre ou dans le cœur". Voilà, c'est exactement ça.
Alors non, je ne suis pas en obésité morbide, juste en surpoids dit mon IMC.
Insidieusement, la "nourriture doudou" est venue m'enrober un peu trop (mais assez harmonieusement, on va dire). M
a garde robe s'est réduite à deux/trois pantalons qui ne serrent pas trop, deux/trois jupes, des tee-shirts et des tops sur lesquels je mets de grands gilets ou des blouses un peu larges ; ma "robe test" bleue marine ne ferme plus … 

Yaka se remuer, yaka faire un régime, yaka …
Pas si simple.

L'histoire de Navie, illustrée par Audrey Lainé, explique bien le cheminement qu'il y a à faire au milieu de ses émotions, pour arriver à les accepter, à ne plus les "manger". C'est long, c'est compliqué, c'est sortir de cette "zone de confort" dont on a tellement besoin quand "ça ne va pas super".

Je n'ai pas fini de feuilleter cette BD, de relire un bout, un autre, la fin. Elle est d'ailleurs à demeure à portée de main. Me nourrir de mots plutôt que de "bouffe".

 

Moi en double
Navie et Audrey Lainé
Editions Delcourt
133 pages   15,50€

photo empruntée à lalibrairie.com