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10/12/2018

En vrac et décousus #82

Nous avons installé le sapin hier … la chatonne s'en donne à cœur joie en grimpant dedans ! Nous l'avons fixé au mur (le sapin) pour qu'il ne se renverse pas sous les assauts, les boules sont accrochées un peu moins au bord des branches et les guirlandes de perles sont allées décorer les barres métalliques de l'escalier (la chatonne s'emmêle déjà assez dans la guirlande lumineuse …). Pour le moment, ça tient !

La chatonne, justement, a bien grandi et elle saute maintenant partout. Nous lui faisons la guerre pour qu'elle ne se promène pas sur la table ou sur les plans de travail … elle s'en fiche complètement ! Elle a bien intégré nos habitudes, et nous les siennes, la cohabitation se passe assez bien. Pas de réaction allergique en dehors des premiers jours pour moi, je suis contente.

Le trimestre tire vers sa fin. Grand Mec N°1, qui sera en stage à partir de janvier normalement, boucle les dossiers à rendre avant les vacances et révise pour les partiels. Il commence tôt et finit tard, grosses journées. P'tit Mec N°4 a des évaluations, mais pas de "bulletin", le LSUN (livret scolaire unique numérique) n'est rempli et distribué que 2 fois dans l'année par les collègues (le cahier d'évaluations est à signer très régulièrement, lui). Grand Mec N°2 a deux semaines de cours pour son BP avant les vacances (vu le temps pourri, il est ravi de faire des maquettes au chaud) et l'Amoureuse soigne toujours son dos. Avec mon accord, celui de ses profs et de la CPE, Grand Mec N°3 a démissionné du lycée. Trop "pas bien" dans cette orientation, acceptée par défaut à la fin de la deuxième 2nd. Ce qu'il va faire maintenant, on n'en sait rien et on verra ça après les fêtes.

L'Homme n'a pas de vacances à Noël (il prend les 3 jours qui lui restent en février). A priori, à partir de janvier, sa tournée devrait changer et il devrait commencer un peu plus tard tous les jours (c'est embauche à 5h pour le moment).
En ce qui me concerne, j'ai appris ce matin que ma demande de congé longue maladie était refusée, je vais donc rester en congé maladie ordinaire (à 1/2 traitement) jusqu'au 6 avril et reprendre la classe le 23, après les vacances de printemps (je vais quand même solliciter un mi-temps thérapeutique pour la fin de l'année scolaire, va falloir croiser les doigts très très fort). J'espère que d'ici là les choses se seront un peu améliorées, parce que sinon ça va être super galère, sans aucune solution de replis.

Noël arrive, donc …
Rien de prévu pour le moment, et de toute façon, il n'y aura rien de folichon, vu la situation. Ce n'est pas bien grave !

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Sympa la nouvelle déco !

photos moi

04/12/2018

Sorcières

C'est en lisant le dernier numéro de l'excellente revue Femmes ici et ailleurs des Editions du 8 mars (6 numéros par ans, 4€ par mois), que j'ai découvert le livre de Mona CHOLLET Sorcières, la puissance invaincue des femmes.

J'ai d'abord, comme souvent, chargé l'extrait gratuit sur mon Kindle, et je suis restée scotchée dans mon fauteuil un bon moment.
A la fin de l'extrait, j'ai acheté le livre en version numérique, pour pouvoir continuer ma lecture. Il n'est pas exclu que je m'offre aussi la version papier.
Dévoré en deux jours.

A la Renaissance (et pas au Moyen Age), des femmes ont été chassées, combattues, accusées des pires horreurs, passées à la question pour les faire avouer, brulées par les tribunaux civils.
Ces femmes ? Des femmes qui voulaient vivre par elles-mêmes, qui voulaient choisir d'être mères ou non, qui voulaient assumer leur âge et leurs désirs.
F
emmes sans enfants, veuves, âgées, un peu trop libres ? Sorcières.

Mona CHOLLET nous raconte cette chasse aux sorcières, en décrypte les causes et les effets. Et fait un parallèle avec aujourd'hui : ce qui était reproché aux sorcières l'est également aux femmes modernes.

Ce livre est à mettre entre toutes les mains, celles des femmes bien sûr mais aussi celle des hommes !

 

4e de couverture :
Tremblez, les sorcières reviennent ! disait un slogan féministe des années 1970. Image repoussoir, représentation misogyne héritée des procès et des bûchers des grandes chasses de la Renaissance, la sorcière peut pourtant, affirme Mona Chollet, servir pour les femmes d'aujourd'hui de figure d'une puissance positive, affranchie de toutes les dominations.

Qu'elles vendent des grimoires sur Etsy, postent des photos de leur autel orné de cristaux sur Instagram ou se rassemblent pour jeter des sorts à Donald Trump, les sorcières sont partout. Davantage encore que leurs aînées des années 1970, les féministes actuelles semblent hantées par cette figure. La sorcière est à la fois la victime absolue, celle pour qui on réclame justice, et la rebelle obstinée, insaisissable. Mais qui étaient au juste celles qui, dans l'Europe de la Renaissance, ont été accusées de sorcellerie ? Quels types de femme ces siècles de terreur ont-ils censurés, éliminés, réprimés ?
Ce livre en explore trois et examine ce qu'il en reste aujourd'hui, dans nos préjugés et nos représentations : la femme indépendante –; puisque les veuves et les célibataires furent particulièrement visées ; la femme sans enfant –; puisque l'époque des chasses a marqué la fin de la tolérance pour celles qui prétendaient contrôler leur fécondité ; et la femme âgée – devenue, et restée depuis, un objet d'horreur.
Enfin, il sera aussi question de la vision du monde que la traque des sorcières a servi à promouvoir, du rapport guerrier qui s'est développé alors tant à l'égard des femmes que de la nature : une double malédiction qui reste à lever.

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Illustration empruntée à une grande enseigne de vente de bouquins en ligne, mais on trouve la même partout !