Stop (11/04/2015)

Le week end de Pâques - Vendredi Saint férié ici - avait plutôt bien commencé malgré la grosse fatigue de la veille.

Grand Mec N°2 avait débarqué, sans prévenir (seul Grand Mec N°1 était au courant), sur le coup de midi. Aux dernières nouvelles, il ne pouvait pas rentrer avant son départ sur Bordeaux, ni avant les vacances d'été ... Trop chouette !

Grand Mec N°3 avait demandé à dormir chez un copain avant le WEnd chez son père. J'avais dit oui, il restait le lundi pour se pencher sur les devoirs.

Et puis, doucement, le dimanche, c'est parti en vrille.
Une réflexion de ma mère à propos d'une copine d'enfance pas revue depuis 30 ans au moins, "elle est comme toi, même plus grosse."
Et pan.
J'ai pas réagi, j'ai encaissé.
Elle ne le fait pas exprès, ma mère, elle dit les choses, elle ne voit pas où est le problème. Sauf que vu la relation que j'ai avec mon corps/mon poids/mon estime de moi, ben voilà, quoi.
L'Homme avait entendu, compris que ça m'avait fait mal. Le soir, je lui ai demandé s'il voulait bien réagir (gentiment) la prochaine fois (il y en aura une, c'est sûr, ça loupe jamais).

Et puis, en fin d'après midi, ça a complètement dérapé. J'ai pas tout compris. A priori, Grand Mec N°3 voulait rester chez son père pour négocier une soirée chez des copains (sans que je le sache, puisque je n'aurais pas été d'accord).
Explications orageuses, cris, gueulantes ...
Grand Mec N°3 ne veut pas admettre que son 6,56 de moyenne générale (et les feuilles blanches rendues en contrôles) ne m'incite pas à avoir envie de le laisser sortir/manger en ville/rentrer à l'heure qu'il veut/zapper les devoirs (de toute façon je vais redoubler, à quoi ça sert que je travaille) comme il le souhaite.
Bref.
J'ai fini par le mettre à la porte, à bout (parce que m'entendre dire que tout est de ma faute + le divorce + l'Homme + d'autres trucs pas très sympathiques ... ).
Nous n'avons pas échangé 3 phrases depuis.

Grand Mec N°2 est reparti à Lyon.
J'ai préparé la classe pour la semaine.
Je n'ai pas dormi, je me suis levée avec une migraine, des vertiges.
J'ai eu droit à une réflexion de mes collègues parce que j'avais oublié qu'on avait prévu une réunion ce soir là et que du coup j'avais programmé la réunion de suivi de E. : "il faudrait qu'on le sache à l'avance, hein, c'est compliqué parfois à la maison, tu sais ..."
Les gamins ont été bruyants, agités, n'ont respecté aucune consigne correctement.
La réunion de suivi a été déprimante ...

Je n'ai pas dormi.
La migraine était toujours là.
Les gamins étaient toujours aussi bruyants, agités.
J'ai attendu le silence presque 10 minutes après le goûter, un doigt sur la bouche, regardant dans les yeux les bavards ... J'ai expédié les rituels du matin pour vite les remettre en activité.
Impossible de me faire entendre.
J'ai hurlé.
J'ai quitté la classe pour ne pas m'effondrer devant eux.

Jeudi je n'ai pas travaillé.
Vendredi non plus.
Pas remplacée.
J'ai trainé au fond de mon lit, j'ai dormi, j'ai lu.

On verra bien lundi.
(par contre, je n'échapperai pas à une grosse réflexion sur ce que je veux faire de ma vie, là, maintenant ... parce que ça ne va pas être possible de continuer comme ça.)

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